…comme l’a compris Nicolas SARKOSY qui reprend la main.
Rachida DATI, Michelle ALLIOT MARIE désavouées sur l’affaire du journaliste de Libération, Vittorio de FILIPPIS, qui s’est vu interpellé chez lui à 6h30 du matin et menotté pour une simple affaire de diffamation sur le blog du journal. Il aurait refusé de répondre à 3 convocations de la justice ; ce qu’il conteste…
Les intouchables que sont les magistrats ont jeté l’émoi et l’indignation dans le monde de la libre expression.
Comment peut-on en arriver là ?
Menottes, fouille au corps, passage par le dépôt de justice de Paris, humiliation, ces dispositions, certes légales, dans la procédure, étaient elles bien nécessaires dans le cas présent ? Elles ne sont pas obligatoires, en tout cas pas forcément, utilisées en fonction de la situation. A l’évidence, il y a disproportionnalité !
Est-ce une bavure, un excès de zèle ou de l’acharnement judiciaire ?
Madame Alliot Marie ne s’est pas insurgée, elle a défendu ses sbires, Madame Dati a confirmé la légalité de la procédure.
Mais l’émotion suscitée a fait réagir le président qui demande de nouveaux aménagements dans ce genre d’interpellation : «une procédure plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ».
La juge à l’origine de cette affaire sera-t-elle amenée à s’expliquer ? On peut, en douter et l’histoire risque d’être vite étouffée, comme le furent en son temps, certaines erreurs de magistrats au sujet d’une triste affaire d’acharnement judiciaire dans le nord de la France. A l’époque une commission parlementaire avait même été créée, qu’est-il advenu de la suite ?
Dans le cas présent, le bâtonnier de Paris aurait réclamé une suspension de la juge… Des réformes sont demandées par le président de la république… à quoi aboutiront ces démarches, dans un domaine qui se veut indépendant et qui depuis des décennies se révèle clairement comme un état dans l’état, avec force et détermination, la loi étant toujours pour eux.
La liberté d’expression et le respect de la dignité humaine sont bien faibles à côté… et le silence étant le plus grand des mépris, espérons que l’affaire du journaliste de Libération ne soit pas à nouveau « vite recouverte » du voile de l’oubli !
On attend de voir !
mardi 2 décembre 2008
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