Nos ministres prennent-ils les transports en commun ? Si oui,ils se seront rendus compte que la loi sur le service minimum qu’ils ont votée en août 2007 est nulle et non avenue. C’est un réel échec voire même une supercherie ! Les grévistes du RER francilien, se sont moqués de cette disposition pourtant légale.Le secrétaire d’état aux transports Dominique Bussereau ose prétendre que sans ce service minimum çà aurait pu être pire. Ce style de déclaration spontanée ne le rend pas forcément crédible.
Des députés de la majorité râlent et demandent une modification de la loi.N’auraient-ils pas pu y penser avant ?
Le droit d’accueil aux élèves lors de la grève des enseignants avait déjà largement établi l’inefficacité de cette loi « poudre aux yeux » et votée à la va vite pour ne satisfaire qu’un effet d’annonce.Hortefeux parle « d’ajustement utile… » peut-être pense t’il au droit de réquisition en applications dans les services de santé et de police. Une telle disposition mettrait évidemment le feu aux poudres…
Il y a aussi la prime incitative aux non grévistes pour remplacer leurs collègues en grève.La carotte pourrait être avalée à condition qu’il n’y ait pas 93 % de grévistes !
Pour le moment une chose est sûre, c’est que les victimes restent les clients usagers même si le Pdg de la RATP Pierre Mongin s’est engagé à les indemniser.( sans fixer de date…)
Les nantis du service public détiennent toujours les manettes pour faire valoir leurs revendications et créer la pagaie
Ils se foutent totalement de la crise et de ceux qui ont besoin des transports pour travailler et y faire face. Et là aussi çà agace, car si la grève est un droit constitutionnel, la libre circulation est un droit essentiel et inaliénable de liberté depuis toujours.
Le temps des compromis est peut-être arrivé mais ne rêvons pas les promesses ne coûtent rien, alors elles abondent …
samedi 14 novembre 2009
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