samedi 7 novembre 2009

Suppression taxe professionnelle : çà coince…

…Çà coince pour une réforme.Non pas sur le fond, chacun s’accordant à dire que la TP est une taxe imbécile qui pénalise le développement des entreprises, mais sur la forme.
24 sénateurs emmenés par Raffarin renâclent. Ils menacent de ne pas voter la réforme en l’état ! C’est la méthode qui contrarie nos sénateurs frondeurs .Ils ne sont pas les seuls plusieurs anciens premiers ministres réagissent :Juppé assez violent, Balladur sortant de sa placidité, Raffarin teigneux, et je n’ose envisager ce que peut penser Villepin de cette réforme précipitée.
Bernard Accoyer qui a critiqué la méthode des sénateurs frondeurs
(Allégeance oblige…) s’est dit favorable à un dispositif financier transitoire en attendant la réforme des collectivités territoriales.même s’il déclare être à 100% pour la suppression de cette taxe professionnelle.
Sarkosy n’aurait- il pas mis la charrue avant les bœufs ?
Son désir brûlant de réformer vite ne devient-il pas un handicap à l’efficacité ?
Les chiffres avancés quant au coût de cette taxe sont pittoresques : Sarkosy a annoncé un manque à gagner de 8 milliards d’euros.Selon un rapport du gouvernement la TP s’élève à 33 milliards.
Et l’association des maires qui a fait ses comptes pense qu’il faudra compenser de 18 milliards, on croit rêver. Une chose est sûre, la suppression de la TP privera les collectivités locales de 40% de leurs recettes .Dans cet ‘imbroglio pataquès’, une assurance très claire, les collectivités devront trouver d’autres moyens de financement. Et là, les communes ont des raisons d’être inquiètes, les contribuables aussi d’ailleurs.
Çà n’est pas la « taxe carbone » ou la « contribution climat énergie » qui vont compenser. Attendons-nous à une montée en flèche de la taxe foncière taxe d’habitation,ou autre impôts locaux.
Pour sauver leurs entreprises les français doivent donc payer !
Mais cela empêchera t’il les délocalisations ? Un patron qui ne cherche que l’appât du gain profitera de cette avantageuse suppression, mais trouvera toujours mieux en Chine, au Maroc, en Ukraine ou ailleurs. La masse salariale en est la vraie raison.
Quelles garanties nous offrent les grands patrons en échange de cette suppression ?
Le Raffarin frondeur, a-t-il posé cette question essentielle au Sarkosy réformiste ?

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