vendredi 5 février 2010

Frêche Aubry : Hérauts d’armes de la campagne.

Ce titre pompeux est plutôt moyenâgeux, mais c’est une nouvelle communication de guerre et de destruction massive qu’utilisent avec déliquescence nos politiques en 2010, qu’ils soient d’ailleurs de droite ou de gauche !
Aux petites phrases les grands « maux » de la politique.
Il y eut le « karcher » et le « casses-toi pauvre con » de Sarkosy. Le « c’est quand y en a beaucoup que… » d’ Hortefeux. Le « on ferme sa gueule ou on démissionne » de Nadine Morano à l’égard de Rama Yade. Il y eut encore le « Il n’est pas tout à fait natif d’ici …» de Chirac s’adressant à Juppé. Le doigt d’honneur de Besson, la bravitude de Ségoléne et les malheureuses dérives de Mitterand , jean claude Gaudin, Dominique Paillé ou autre Fadela Amara…
Et puis récemment, pas moins pas pire, il y eut Georges Frêche, avec «la tronche pas catholique de Fabius » Un coutumier du fait ce Frêche, et l’effet fraîchement provocateur largement utilisé par les médias et ses ennemis politiques. Pour mémoire les « noirs de l’équipe de France » et « les harkis sous hommes… »
Il en devient la tête à abattre du PS dont il a été exclu.
Dans la campagne politique c’est comme dans le cochon : « tout est consommable et tout est bon.. » Le moindre mot est prétexte à palabres et à classification dégradante. Tout cela n’est évidemment pas très catholique (suivant l’expression consacrée…) et ce visage de la politique pas forcément gratifiant pour les valeurs de la république ! Ce qui passait inaperçu et anodin il y a vingt ans est désormais largement exploité par les caméras et les micros qui le colportent, en veux-tu en voilà…Une étale dorée du fond de commerce médiatique, mais aussi un bon piment pour l’information et la démocratie.
Si cela pouvait inciter nos politiques à réfléchir avant de l’ouvrir et à cesser de dire n’importe quoi pour attirer l’attention des radios et des télévisions, dont ils sont tellement friands !
Que ces mercenaires du carriérisme politique retiennent cet adage : « Qui vit par les médias périra par les médias !» et qu’ils méditent sur cet
« impartial message » comme l’aurait dit Brassens…
Le poète a toujours raison.

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