C’est la question que se posent 47% à 50% des français pour ces élections régionales selon un récent soudage CSA.
Le précédent record d’abstention aux régionales remontent à 1998 avec déjà 46%. Seules les européennes avaient fait mieux avec 59%.
D’où vient ce désintérêt du devoir civique, que dis-je cette désaffection pour un droit à voter qui remonte à 1791 avec le droit censitaire réservé aux plus riches et réellement acquis en 1848 où le suffrage universel masculin fut définitif, les femmes devant elles, attendre 1944.
Il a donc fallu une révolution et encore des années de lutte, pour obtenir le droit de s’exprimer par la voie des urnes. En 2010 les français boudent. Pourquoi : il y a sans doute plusieurs raisons mais la principale reste qu’ils ne croient plus les politiciens et leurs beaux discours, la ras le bol est manifeste …
Alors certains élus préconisent sans vergogne le vote obligatoire, le maladroit et sénateur Gérard LONGUET est l’ un de ces pères fouettard !
On va obliger le citoyen à s’exprimer ! Voilà un acte démonia-cratique ! Et dans ce cas que ferons nous des bulletins blancs qui ne manqueront pas d’affluer dans les urnes ! Faut-il aussi les supprimer ?
L’abstention, qu’on peut désapprouver, est néanmoins un acte qui traduit un désintérêt pour la vie publique ou un choix à ne pas se prononcer afin de souligner son désaccord. Un « raz les burnes » en quelque sorte. Elle traduit une crise de représentation et pose la question de la légitimité du pouvoir élu avec une faible participation. C’est une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection. Elle est fondée !
A quand la prise en compte des bulletins blancs et la remise en cause de la validité de l’élection par rapport au pourcentage de voix exprimées. Ce jour là, les abstentionnistes reviendront aux urnes car l’utilité de leur vote sera reconnue et considérée, et ce serait la moindre…
Voila une question que devrait se poser nos réformistes. Mais là pas touche … le risque de voir de nouveaux venus prendre les choses en mains est trop dangereux.
Et que deviendraient nos professionnels de la politique ? De quoi vivraient –ils ? Car en dehors de la politique pour la plupart, que savent ils faire d’autre ?
vendredi 12 mars 2010
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