aux régimes spéciaux bien sûr … pour lesquels la réforme sur les retraites ne changera pas grand-chose . Pas touche à leur système de retraite … Le prétexte étant qu’un accord accouché dans la douleur il y a 3 ans les garantit de leurs avantages jusqu’à 2018 !
La vraie raison étant que le courage du gouvernement a ses limites et qu’il préfère éviter la colère sociale en écornant le statut des cheminots qui n’ont pas de vergogne à brandir l’outil national même pour prévenir en amorçant une grève d’avertissement …
Et quand un certain cheminot syndiqué, pas en reste de revendications déclare sur une radio périphérique qu’il touche une retraite de 2300 euros par mois, je le cite « que ce n’est pas là un privilège et qu’au nom de l’équité s’il faut accepter les reculs sociaux c’est quand même incroyable !» Connaît-il l’existence de ceux qui ont des retraites misérables de 800 à 1000 euros … çà c’est encore plus incroyable !!!
Quant au départ à la retraite à 50 ans des conducteurs de trains, peut-on comparer ce qu’était cet emploi dans les années 50 avec ce qu’il est devenu aujourd’hui et qui ne justifie plus un tel avantage!
Un poste de conducteur de TGV est-il plus pénible que celui de chauffeur de poids lourds ? Une employée de bureau de la SNCF peut elle prétendre a plus de pénibilité qu’une caissière de grande surface ?
Pourquoi deux poids deux mesures ?
Ne parlons pas des salaires, des avantages et primes multiples… alors comment faire admettre au péquin moyen du secteur privé qu’il doit travailler jusqu’à 63 ans alors que des nantis de la SNCF RATP ou autre EDF conserveront les avantages d’un départ à 60 ans et à 50 pour certains postes ! Ou est la solidarité, et oublie-t-on les subventions de l’Etat : près de 12 milliards d’euros de nos impôts pour entretenir la belle vorace SNCF ! Les nantis de l’emploi protégé pensent-ils un instant à ceux et celles dont la situation est menacée au quotidien et qui n’ont d’autre choix que d’accepter le SMIG malgré des BAC+4 ou autres qualification qu’ on ne prend plus compte dans la conjoncture actuelle !
Il est vrai qu’en comparaison des hauts fonctionnaires de l’Union Européenne, « les dieux de l’Olympe, » en matière de régime spécial, devant leur retraite dorée à 50 ans, et leurs salaires mirobolants, le petit peuple à « pension misère » a des raisons de s’insurger contre les réformes qui ne touchent finalement que les plus déshérités. C’est pourtant par le haut et pour l’exemple qu’on se devrait de commencer, mais il faudrait de la part de ceux qui nous gouvernent un peu de morale et beaucoup plus de courage et là, ça piétine au portillon …
jeudi 27 mai 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire