vendredi 26 novembre 2010

Consécration ou sacralisation…

Le nouveau FILLON est arrivé … Et suite à son discours d’entrée à l’Assemblée on se pose la question … Le grand séducteur s’est révélé sûr de lui, le collaborateur brocardé par l’Elysée a affirmé avec résolution son autorité et sa position forte de premier ministre. Celui qu’il y a quelque temps déclarait être à la tête d’un pays en faillite, assure aujourd’hui que la reprise est amorcée mais que la crise n’est pas finie, la rigueur voire la vertu budgétaire seront de mise.
Il souligne le fardeau de la dette de 1600 milliards et le déficit public de 7,7% du PIB mais il ne parle pas des injustices et des inégalités sociales. Il expose une certaine auto satisfaction, content de son action et après avoir remis les pendules à l’heure, il fixe avec assurance sa future feuille de route.
Mais s’il parle de la continuité, il ne tient pas compte des temps durs que vivent les français et du mécontentement général.
Et quand il esquisse la diminution des dépenses publiques, il ne donne pas de précisions quant aux secteurs qui seront mis à contribution. Il est péremptoire dans le ton et bien campé dans son attitude. Il réaffirme sa confiance au président oubliant totalement les humiliations dont il fut la cible ! Ne devrait-il pas méditer sur l’improbable métamorphose.
Très sûr de lui notre premier ministre et la « standing ovation » de la majorité à l’issue de son discours ne peut que le conforter dans sa position !
Sa petite phrase, je cite « l’impopularité d’un jour peut devenir l’estime du lendemain » en dit long sur le passé… et sur l’avenir qu’il envisage !
Ainsi donc le nouveau FILLON est arrivé mais contrairement au beaujolais de la semaine dernière, il n’est pas un lubrifiant social, même si par quelques affirmation osées il se prend pour l’opium du peuple !. Qu’il se méfie de ses proches « consécration d’un jour n’est pas sacralisation pour l’éternité » !.

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