Le 28 décembre 2011
… Peut-on encore utiliser cette formule traditionnelle et obsolète qui n’a pour sens que quelques mots qui se suivent et qui n’ont au final ni queue ni tête,sinon qu'un prétexte au principe de la condescendante hypocrisie.
Comment souhaiter une bonne année alors qu'on nous annonce une nouvelle augmentation des prix avec la hausse de la TVA. Gaz électricité transports, tout flambe avec les bonnes grâces de ceux que certains osent encore appeler les sages !
Quant à « La bonne santé » elle prend cette année toute sa valeur de ridicule dramatique avec la pénurie d'infirmières de médecins et de chirurgiens … malgré les progrès de la technologie être bien soigné en 2012 devient une question et une incertitude faute de places dans les services d’urgences des hôpitaux. Ces urgences de plus en plus encombrées et de moins en moins performantes.
Depuis la canicule de 2003 qui fit des milliers de morts chez les vieux (disons le, ce fut « économiquement parlant » une belle affaire pour la Sécurité Sociale)… le courageux Patrick PELLOUX, président des urgentistes n'a cessé d’alerter les pouvoirs publics de l’urgence à faire quelque chose devant le délabrement des services de santé en France.
Rien n’est fait sinon que des mesures restrictives de personnels ou suppression de lits et compression des services.En réponse,sous prétexte d'améliorer la qualité des soins on a fermé des hôpitaux de proximité et on construit de superbes ensembles médicaux gérés par des sociétés privées avides de bénéfices! La rentabilité a pris le pas sur les valeurs de l'humanisme.
Prendre un rendez-vous avec un spécialiste relève de l’utopie : 2 mois voire 3 mois deviennent le lot du courant !
Les patients doivent faire preuve de plus en plus de patience jusqu’à attendre d’en crever !
Des priorités s’établissent, naturellement sans qu’on le dise, en fonction de l’âge, on en arrivera bientôt à un barème, pourquoi pas à des quotas !
La France sombre dans le dysfonctionnement et la décrépitude sanitaire.
Les mesurettes qui ont été prises après les sales coups médiatisés sont de la poudre aux yeux, pour calmer la vindicte populaire.
Alors salut la bonne santé et bravo le nivellement par le bas.
« Bonne année pour la mauvaise santé » serait une formule plus adaptée à l’an qui vient… et c’est désolant pour un pays dit civilisé où la médecine à deux vitesses est déjà en cours.
Je ne me laisserai donc pas aller à la formule traditionnelle des Bons vœux pour lesquels d'ailleurs des tonnes de papiers sont gaspillés chaque année, mais j'aurai un franc plaisir à présenter
« Mes mauvais vœux » à ceux qui portent la responsabilité de cette situation et qui au Champagne, trinqueront sans vergogne ce premier de l'an, à la bonne santé de leur carrière.
mercredi 28 décembre 2011
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