vendredi 27 avril 2012

Et après le 7 mai ?

Vendredi 27 avril 2012
… la réalité économique s’installera… Le combat de Titans sera terminé. La guerre des égos laissera place à la guerre des ecos… Le ping-pong sans filet et les coups à ressort s’effaceront devant le choc attendu du monde de la finance qui a quelques comptes à régler ! L’Etat providence devra rembourser ses dettes car fait notoire, la campagne présidentielle a occulté la crise. Nos deux candidats n’en ont parlé que très peu brandissant l’épouvantail, sans s’étendre sur le détail des chiffres. Tout juste en avançant quelques formules, l’un voulant plus d’impôts, l’autre moins de dépenses, une potion magique qui ne suffira pas . L’omerta stratégico- politique a joué ! Quelques phrases démagos mais maladroites ont été prononcées et le méchant loup attend son heure pour montrer ses crocs. Des affrontements ont été avancés mais il y a belle lurette que la république n’a plus les moyens d’assurer ses devoirs politiques d’Etat en se déchargeant sur la construction européenne, dont les élites technocrates ont fait leur autorité et leur tasse de thé. Les plus grands économistes assurent que cette crise est la plus importante depuis 1930. Les solutions qu’ils proposent pour en sortir sont timides... La règle d’or qui nous amènera à une réduction des déficits va peser comme jamais sur le bien être des français. Qui que ce soit qui soit président, ce sera une obligation cruelle. L’équation austérité, croissance, dépense publique coûtera chère si toutefois elle est réalisable. La solidarité européenne ne jouera pas un grand rôle à l’égard d’une France qui n’a plus les moyens de ses ambitions, dépendantes qu’elle est des institutions et des traités européens… Elle n’est plus libre de son destin ! La campagne présidentielle aura donc été qu’une simple parenthèse dans cette crise. Avec ses invectives faciles, ses argumentations habiles et ses promesses sans fond. Même si elle a mis en exergue les faiblesses des 2 finalistes les acculant dans tous leurs états avant que l’un d’eux ne soit homme d’Etat ! Une parenthèse qui, l’espace de quelques semaines aura caché le caca du « chat va mal ».
La démagogie a trôné avec aisance mais «Le triomphe des démagogies est passager et ses ruines sont éternelles ». Voilà encore une citation de M° Charles Péguy, un habitué de mes conclusions, opportune certes mais inquiétante !

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