jeudi 7 mars 2013

DECENCE PAR REFERENDUM

Vendredi 8 mars 2013





Les Suisses l’ont fait … par référendum. A 68% les électeurs ont dit stop aux salaires mirobolants, oui à l’interdiction des parachutes dorés ou tout autre primes ou bonus venant gonfler dans l’indécence les rémunérations des grands patrons ou cadres privilégiés. Le pays de la finance et des fortunes hébergées a fait appel à la décision du peuple pour prendre certains dispositifs liés à la proposition MINDER un élu national qui mène combat depuis des années contre ces privilégiés honteux !. Cet encadrement des hautes rémunérations est-il possible en France par consultation du peuple, c'est-à-dire par l’organisation d’un référendum ? Beaucoup plus compliqué qu’en Suisse où il suffit de 100000 signatures d’électeurs. En France, les sénateurs y mettent leurs grains de sel et la législation est complexe et exigeante pour l’organisation d’un tel évènement. Souvenons-nous que le référendum d’initiative populaire proposé en 2010 par SARKOSY a été étouffé par le SENAT avant sa naissance et pourtant selon un sondage récent de « BVA et 20 minutes » 84% des français seraient favorables à l’encadrement des salaires dans le secteur public et privé. Un décret de M. HOLLANDE de juillet 2012 vise à plafonner les salaires des patrons du public à 450000 euros annuels, poudre aux yeux pour l’exemplarité qui ne touche qu’une vingtaine de grands dirigeants. Le premier ministre J.M. AYRAULT a déclaré que l’initiative suisse était, je le cite : « une excellente expérience démocratique et qu’il fallait s’en inspirer ». Quand on sait que les différences vont de 1 à 400 c’est la moindre… En voilà une réforme qu’elle serait bonne : mettre fin aux privilèges scandaleux de quelques uns pour alimenter les bas salaires de beaucoup d’autres. Dans le domaine des privilèges les sénateurs doivent se sentir concernés !

Ce serait , à l’évidence, un acte honorable et naturel pour un gouvernement de gauche ! Le 1er ministre semble être inspiré par l’initiative Suisse, en tout cas, il l’a dit.

Mais entre les paroles et les actes il faut du temps… le temps d’un mandat par exemple !

Attendons de voir ce qu’une vraie gauche peut faire… les smicards eux sont impatients !





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