Vendredi
12 avril 2013
« Je
serai intraitable » , le président a ainsi présenté son
plan de moralisation dans un projet de loi qui sera proposé le 24
avril. Les bonnes résolutions viennent après les mauvais coups, et
celui de l'ex-ministre du budget M. CAHUZAC fut vraiment un coup de
tonnerre … Notre président veut assurer la transparence de la vie
publique avec une haute autorité totalement indépendante afin de
contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des
ministres, parlementaires, grands élus ou hauts fonctionnaires.
Pourquoi a t-il fallu attendre le séisme CAHUZAC pour en arriver à
ces dispositions ? Qui,entre nous, virent à l'excès
démagogique, car entre les résolutions et l'application la partie
n'est pas gagnée ! Il a reparler du cumul des mandats et de
l'incompatibilité d'un mandat de parlementaire avec l'exercice de
certaines professions. On apprend ainsi que le système « juge
et partie » fonctionne depuis des années dans nos institutions
sans que d'aucun ne se soit levé à l'assemblée pour le dénoncer.
Et on veut moraliser ! Qui quoi comment ? Il n'est certes
jamais trop tard pour bien faire. Mais après ce laisser aller
légendaire, le citoyen va t-il croire en une résolution de loi
énoncée en trois grandes orientations, pour installer enfin
l'exemplarité de la république ! Et qui s'attaquera à la
moralisation des milieux financiers ? Qui en a le pouvoir sinon
ceux qui ont l'argent. Et comment installer la transparence dans un
système conçu pour ne pas l'être. Moraliser devient alors un
contresens. Et puis au delà de la réglementation il y a l'esprit.
Un sondage vérité sur l'avis de nos grands élus serait sans doute
édifiant même si certains d'entre eux se sont portés volontaires
pour déclarer leur patrimoine. Le chantier de la moralisation est un
vaste champ d'épines et je crains fort que ces nouvelles
dispositions de loi ne soient que de la poudre aux yeux, du
perlimpinpin de dernière heure afin d'apaiser le citoyen lambda qui
ne croit plus en rien!
Aristote
qui ,en son temps ,avait tenté de moraliser, n'a t-il pas déclaré
« En toute chose c'est la fin qui est l’essentiel »
alors attendons la fin !
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