Vendredi 28 mai 2015
Dans
le cadre d'une pompeuse formule « La
refondation de l'école »,
la ministre de l'éducation nationale Najat Valleau Belkacem affirme
ne rien vouloir lâcher sur « sa réforme des collèges »,
elle est d'ailleurs soutenue par le gouvernement, la preuve :
c'est la première fois qu'un décret d'application est signé au
lendemain du vote de l'assemblée. Cette réforme qui se veut
égalitaire, est elle vraiment une réforme efficace, elle ne fait en
tout cas pas l'unanimité.
La
suppression du latin et du grec ou autre annulation du redoublement
éducatif seront elles les solutions pour les 20 % des élèves
qui sortent du collège sans une maîtrise correcte de l'écriture ou
avec un niveau primaire en math. La complexité des enseignements
dits interdisciplinaires laissent certains professeurs perplexes ,
pour d'autres elle conduit à l'aggravation des problèmes, quelques
uns affirmant même que c'est le coup de grâce et un assassinat du
latin et du grec.
Quant
aux parents qui ne soutiennent pas assez leurs enfants en difficulté,
allez expliquer cela à des parents qui parlent à peine le français,
finissent le travail
à 19 heures voire plus, qui n'ont pas fait d'études et qui étaient
eux même en échec scolaire.
Dans
cette réforme de façade où on parle beaucoup, il semble bien qu'un
sujet n'est pas été abordé, c'est celui de l'effort. Effort de
compréhension indispensable des enseignants, des parents d'abord, et
des enfants eux mêmes à qui on a négligé d'enseigner la
politesse, le civisme et la valeur du travail.
En
cette période tourmentée, il serait plus utile de ne pas se voiler
la face et d'agir plutôt que de geindre. Mais la course des
prétendants aux présidentielles a commencé et vouloir défaire ce
qui a été fait avec des formules superficielles telles
que:
« remplacer le collège unique pas un collège diversifié »
ne renforcera pas
le système éducatif, système que l'on devrait d'abord élaborer et
appliquer à nos dirigeants politiques, eux qui n'ont également pas
connu la bonne école...