dimanche 19 juillet 2015

BURN-OUT à L'ASSEMBLEE





Est- ce la canicule ou le strass ambiant qui se dégage ? La crise de nerfs est proche d'atteindre certains de nos parlementaires droite gauche confondues. Pour exemple Gilles SAVARY député PS qui déclare : « La loi devient du marketing politique. la séparation des pouvoirs est un bibelot sur la cheminée de la république ». PhilippeVIGIER président du groupe UDI ne fait pas dans la dentelle quand il prétend « Que tout est prétexte à légiférer, mais il s'agit de réformettes qui concourent à l'encombrement parlementaire »
Philippe BAS son homologue du Sénat surenchérit : « On légifère 11 mois sur 12, on légifère aussi la nuit, sur des textes fourre – tout du niveau d'un arrêté préfectoral ». Nos parlementaires n'en peuvent plus du rythme imposé, et l'on peut comprendre que le complexité du système actuel, les amène au bord de la déprime voire de la dépression !
Dans son livre :  «  ON VA DANS LE MUR » paru récemment chez Albin Michel,l'excellente Agnés VERDIER MOLINE  décrit fort bien la situation , avec l'empilement des lois, des décrets, des taxes et des strates administratives. Elle parle d'un insupportable harcèlement où personne ne s'y reconnaît. Avec 10500 lois, 400000 normes 360 impôts et taxes 3500 pages de code du travail et...618384 élus, la France devient un fatras de contradictions qui frise l'ingouvernable. Les Allemands, les Anglais et les Hollandais ont trouvé et appliqué des solutions de simplification, la France...pas encore , et on en arrive avec nos parlementaires au malaise du Burn-out ce nouveau syndrome d'épuisement qui frappe les gens surmenés. Ca serait comique si ça n’était pas si grave, car cette maladie émotionnelle et mentale, se traduit par un manque de motivation et de performances.... et cela la France n'en a pas besoin pas plus que ses parlementaires, même si ce 24 juillet 2015 le Sénat a estimé à contre sens, que le burn-out n'était pas une maladie professionnelle !
Paradoxe ou mauvaise foi ? La question reste posée.

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