jeudi 29 octobre 2015

LES GRANDES DECLARATIONS

LES GRANDES DÉCLARATIONS


Le mois d'octobre aura été le musc hall des grandes déclarations politiques. Angela MERKEL et François HOLLANDE en ont été les principaux acteurs, le parlement européen la scène prédestinée. Faute d'actions spectaculaires, les belles phrases se sont succédées, comme au bon vieux temps de la campagne présidentielle. Contre la menace terrorisme je cite François HOLLANDE « la république sera intraitable implacable, elle sera aussi irréprochable pour les liberté et pour le droit ». Sur la laïcité : « la laïcité n'est pas négociable, le dialogue avec les cultes fait partie du devoir de la république , la laïcité s'apprendra dans l'école ». Dans la lutte contre l'inégalité des territoires, il déclare encore : « le peuplement doit être la priorité, le développement se fera avec la création d'une agence de développement ». Côté logement, un renforcement des sanctions sera appliqué aux communes qui ne joueront pas le jeu du logement social. Les échanges avec Angela MEKEL furent positifs et c'est ensemble qu'ils firent la gueule quand le député européen et britannique, Nigel FARAGE joua les trublions et parla, je le cite «d'une association corrompue, la voie française dans cette relation et dans l’Europe étant réduite à la demi portion » . Autre perturbateur politique, Pierre LARROUTUROU, ancien membre du parti socialiste qui vient d'écrire un livre et porte plainte contre le gouvernement pour « non assistance à personnes en danger » il accuse les responsables au pouvoir de ne rien faire face à la crise sociale. Belle promotion pour son livre mais rupture avec son ami, François HOLLANDE, taxé lui aussi de totale inertie. Il fonde pour l'occasion le parti « nouvelle donne, » Conseiller général d'Ile de France, il sera confronté au prochain rendez vous des urnes. Son attitude hostile au parti socialiste actuel peut aussi laisser supposer qu'il est déjà en campagne électorale.
Pouvoir pouvoir quand tu nous tiens !

mercredi 21 octobre 2015

ELLE SE CROYAIT EXONEREE...

23 OCT 2015.


A grand renfort d'infos médiatiques, elle avait compris qu'âgée de plus de 65 ans et n'ayant pas de gros revenus (880 euros) de retraite pas mois pour vivre plus une réversion de 98 euros, elle n'avait pas à payer la redevance audiovisuelle maintenant assimilée à la taxe d'habitationelle se présente donc aux impôts pour comprendre pourquoi on lui réclamait 136 euros de taxe contribution au service public de l'audio visuel. La réponse fut immédiate : après avoir examiné la feuille d'imposition, la préposée aux réclamations (assaillie par le nombre) lui répondit que son revenu étant de 12867 euros, elle dépassait de 867 euros le plafond et se trouvait exclue de l'exonération. C'est de cette façon que l'on augmente la contribution des petits qui ne sont pas imposables. Et pourtant cette dame retraitée ne regarde pratiquement plus la télévision du service public depuis l'arrivée des chaînes de la TNT, mais on ne tient pas compte des baisses d'audience au palais de l’administration fiscale. Une façon toute simple d'exclure les petits revenus de toute exonération, il n' y a pas de petits bénéfices pour les caisses du trésor ! On sait bien que la limite reste la limite, mais quand on connaît le gaspillage du service public et les salaires de certains animateurs ou autres cadres bien installés on se pose la question de savoir où est cette limite ?. Cette dame retraitée qui survit avec moins de 1000 euros par mois est repartie déconfite et devra contribuer sans discuter y compris sur la qualité des programmes...

« Selon que vous soyez puissants ou misérables ... » un adage qui se révèle une réalité en matière de contribution audio visuelle.

mercredi 14 octobre 2015

VALLS A 2 TEMPS.

15 OCT 2015


Symbolique de la cohérence gouvernementale, lors de l'annonce de dix mesures prises en urgence, le 1er ministre, Monsieur VALLS, était entouré de son ministre de l'intérieur, Monsieur CAZENEUVE, et de la garde des sceaux, Madame TAUBIRA. Le cérémonial de cette conférence de presse n'aura échappé à personne et a renforcé le caractère solennel et gravissime de la situation.
Il aura fallu que les policiers descendent dans la rue pour que le premier ministre prenne les choses en mains, avec une déclaration de soutien aux forces de police et des mesures liées aux dernier événement déclencheur : le policier blessé par un malfrat prisonnier, en permission de sortie.
C'est là, une heureuse initiative du 1er ministre en même temps qu'un changement de cap évident. En effet, se souvient-on de l'acte de courage, en juillet 2014, du général Bertrand SOUBELET, n°3 de la gendarmerie française, mis au placard en outre mer suite à sa déclaration devant la commission parlementaire de sécurité où il avait osé dire : « que la réponse pénale était en décalage par rapport aux infractions constatées ».
Monsieur VALLS était alors ministre de l'intérieur et n’était évidemment pas étranger aux dispositions prises à son égard. Changement de cap encore avec ces dix mesures de durcissement à l'égard de la répression pénale pour les trafics d'armes, et de la restriction des permissions de détenus sans nécessité avérée.
Madame TAUBIRA ministre de la justice, n'a pipé mot affichant une glaciale attitude.
Il est tout de même surprenant que pour affirmer l'autorité de l’État et prendre des mesures de fermeté adaptée à la situation, il soit nécessaire que les policiers descendent dans la rue et qu'un premier ministre affiche le tiercé gagnant.
Comprenne qui voudra …

jeudi 8 octobre 2015

ZIGS ZAGS SUR LES ROUTES


A grands renforts de communiqués le gouvernement annonce une baisse de 17,4 % du tués sur les routes en septembre. C'est certes réjouissant mais on ne peut pas occulter les hausses du mois de juillet, 19,7 % et celle d'août 9,5 %.
On attribue forcément cette baisse aux 22 nouvelles mesures annoncées par le gouvernement le 2 octobre pour lutter contre le fléau de la mortalité routière,Parmi ces nouvelles dispositions 500 radars dans les trois ans et l'installation de
  1. 10 000 radars leurres qui fleuriront sur les bords de nos nationales et autoroutes. Le ministre de l'intérieur, Monsieur CAZENEUVE, lance un cocorico de satisfaction , parle de résultat encourageant alors que le dispositif n'est même pas complétement mis en place. Ce ne sont pas les 262 victimes de septembre qui le contrediront. Mais il faut appeler un chat un chat pour constater très simplement que c'est la densité de la circulation bien moindre en septembre qui fait baisser le nombre de tués et de blessés, et pas forcément les radars et leurs pompes à fric qui fleurissent et génèrent de sérieux revenus. L'exploitation des statistiques est un exercice bien connu de nos dirigeants mais vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes est un exercice de communication obsolète comme le disait Abraham LINCOLN : « on trompe tout un peuple une partie du temps, on trompe une partie du peuple tout le temps, mais on ne trompe jamais tout un peuple tout le temps.» Et ça ne sont pas les gants spéciaux imposés aux motards et les drones de surveillance prévus qui inverseront la tendance encore que toutes mesures ne soient pas à négliger. Les fléaux générateurs d'accidents restent la vitesse , l'alcool au volant, et la fréquentation intensive qui frise la saturation .
Réjouissons nous de cette baisse de 17,4 % en septembre mais parlons aussi des huasses de 9,5 % au mois d'août et de 19,22 % en juillet. A ce jour 2253 personnes ont été tuées sur la route soit 90 de plus qu'en 2014, voilà les chiffres sur lesquels il faut communiquer. 2015 pour le moment reste champion de la mortalité routière et si l'on peut se réjouir de la baisse de septembre évitons le cocorico national sentant bon l'électoralisme.

jeudi 1 octobre 2015

GROGNE SURDOSE DES PHARMACIENS



Fantasme, corporatisme, ou réalité. Les pharmaciens qui manifestent contre les réformes de leur profession ne poussent-ils pas le bouchon un peu trop loin ?
Les mesures envisagées par Emmanuel MACRON les inquiètent et les font réagir. Mais sont-ils aussi blancs que leurs cachets d’aspirine. Leur marge sont elles toujours raisonnables ? Comment sinon expliquer le succès des pharmacies discount qui sont nées depuis quelques années et dont la fréquentation est surprenante. La pharmacie CHABROL de QUISSAC un village GARD en est un exemple particulièrement cinglant. Les prix y sont étonnamment attractifs surtout sur la para-pharmacie.
Les pharmaciens se voient confrontés à la loi du marché et s'ils ne s'adaptent pas certains disparaîtront. Ils en font d'ailleurs un argument pour lutter contre la loi.
Ils connurent de belles heures, l'horizon devient plus gris.
Ils crient danger sur la libéralisation de la vente des médicaments en grande surface et préviennent des risques de surdosage dangereux, mais qu'ont ils fait contre l'abus de certains médicaments en vente libre, un créneau très rentable qu'ils tiennent à protéger. La perte de ce monopole sur les médicaments sans ordonnance se traduisant par une baisse sérieuse de leur bénéfice.
Il y a quelques années les petits épiciers connurent la décrépitude avec l'arrivée des supers marchés, les cordonniers battirent la semelle avec les chaussures jetables, plus récemment les photographes fermèrent boutique pour cause de changement de technologie.
Aujourd'hui les pharmaciens devront s'adapter, même si leur manifestation pour la défense de leur corporation est légitime.
Le paracétamol devient un casse tête pour la négoce …