15 OCT 2015
Symbolique
de la cohérence gouvernementale, lors de l'annonce de dix mesures
prises en urgence, le 1er ministre, Monsieur VALLS, était
entouré de son ministre de l'intérieur, Monsieur CAZENEUVE, et de
la garde des sceaux, Madame TAUBIRA. Le cérémonial de cette
conférence de presse n'aura échappé à personne et a renforcé le
caractère solennel et gravissime de la situation.
Il aura fallu que les policiers descendent dans la rue
pour que le premier ministre prenne les choses en mains, avec une
déclaration de soutien aux forces de police et des mesures liées
aux dernier événement déclencheur : le policier blessé par
un malfrat prisonnier, en permission de sortie.
C'est
là, une heureuse initiative du 1er ministre en même
temps qu'un changement de cap évident. En effet, se souvient-on de
l'acte de courage, en juillet 2014, du général Bertrand SOUBELET,
n°3 de la gendarmerie française, mis au placard en outre mer suite
à sa déclaration devant la commission parlementaire de sécurité
où il avait osé dire : « que la réponse pénale
était en décalage par rapport aux infractions constatées ».
Monsieur
VALLS était alors ministre de l'intérieur et n’était évidemment
pas étranger aux dispositions prises à son égard. Changement de
cap encore avec ces dix mesures de durcissement à l'égard de la
répression pénale pour les trafics d'armes, et de la restriction
des permissions de détenus sans nécessité avérée.
Madame TAUBIRA ministre de la justice, n'a pipé mot
affichant une glaciale attitude.
Il
est tout de même surprenant que pour affirmer l'autorité de l’État
et prendre des mesures de fermeté adaptée à la situation, il soit
nécessaire que les policiers descendent dans la rue et qu'un premier
ministre affiche le tiercé gagnant.
Comprenne
qui voudra …
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