mercredi 14 octobre 2015

VALLS A 2 TEMPS.

15 OCT 2015


Symbolique de la cohérence gouvernementale, lors de l'annonce de dix mesures prises en urgence, le 1er ministre, Monsieur VALLS, était entouré de son ministre de l'intérieur, Monsieur CAZENEUVE, et de la garde des sceaux, Madame TAUBIRA. Le cérémonial de cette conférence de presse n'aura échappé à personne et a renforcé le caractère solennel et gravissime de la situation.
Il aura fallu que les policiers descendent dans la rue pour que le premier ministre prenne les choses en mains, avec une déclaration de soutien aux forces de police et des mesures liées aux dernier événement déclencheur : le policier blessé par un malfrat prisonnier, en permission de sortie.
C'est là, une heureuse initiative du 1er ministre en même temps qu'un changement de cap évident. En effet, se souvient-on de l'acte de courage, en juillet 2014, du général Bertrand SOUBELET, n°3 de la gendarmerie française, mis au placard en outre mer suite à sa déclaration devant la commission parlementaire de sécurité où il avait osé dire : « que la réponse pénale était en décalage par rapport aux infractions constatées ».
Monsieur VALLS était alors ministre de l'intérieur et n’était évidemment pas étranger aux dispositions prises à son égard. Changement de cap encore avec ces dix mesures de durcissement à l'égard de la répression pénale pour les trafics d'armes, et de la restriction des permissions de détenus sans nécessité avérée.
Madame TAUBIRA ministre de la justice, n'a pipé mot affichant une glaciale attitude.
Il est tout de même surprenant que pour affirmer l'autorité de l’État et prendre des mesures de fermeté adaptée à la situation, il soit nécessaire que les policiers descendent dans la rue et qu'un premier ministre affiche le tiercé gagnant.
Comprenne qui voudra …

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