jeudi 8 octobre 2015

ZIGS ZAGS SUR LES ROUTES


A grands renforts de communiqués le gouvernement annonce une baisse de 17,4 % du tués sur les routes en septembre. C'est certes réjouissant mais on ne peut pas occulter les hausses du mois de juillet, 19,7 % et celle d'août 9,5 %.
On attribue forcément cette baisse aux 22 nouvelles mesures annoncées par le gouvernement le 2 octobre pour lutter contre le fléau de la mortalité routière,Parmi ces nouvelles dispositions 500 radars dans les trois ans et l'installation de
  1. 10 000 radars leurres qui fleuriront sur les bords de nos nationales et autoroutes. Le ministre de l'intérieur, Monsieur CAZENEUVE, lance un cocorico de satisfaction , parle de résultat encourageant alors que le dispositif n'est même pas complétement mis en place. Ce ne sont pas les 262 victimes de septembre qui le contrediront. Mais il faut appeler un chat un chat pour constater très simplement que c'est la densité de la circulation bien moindre en septembre qui fait baisser le nombre de tués et de blessés, et pas forcément les radars et leurs pompes à fric qui fleurissent et génèrent de sérieux revenus. L'exploitation des statistiques est un exercice bien connu de nos dirigeants mais vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes est un exercice de communication obsolète comme le disait Abraham LINCOLN : « on trompe tout un peuple une partie du temps, on trompe une partie du peuple tout le temps, mais on ne trompe jamais tout un peuple tout le temps.» Et ça ne sont pas les gants spéciaux imposés aux motards et les drones de surveillance prévus qui inverseront la tendance encore que toutes mesures ne soient pas à négliger. Les fléaux générateurs d'accidents restent la vitesse , l'alcool au volant, et la fréquentation intensive qui frise la saturation .
Réjouissons nous de cette baisse de 17,4 % en septembre mais parlons aussi des huasses de 9,5 % au mois d'août et de 19,22 % en juillet. A ce jour 2253 personnes ont été tuées sur la route soit 90 de plus qu'en 2014, voilà les chiffres sur lesquels il faut communiquer. 2015 pour le moment reste champion de la mortalité routière et si l'on peut se réjouir de la baisse de septembre évitons le cocorico national sentant bon l'électoralisme.

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