L'émotion
a joué son rôle … un élan de solidarité a suscité un mouvement
d'unité. Le phénomène a duré 24 heures, les querelles habituelles
ont repris dès la 1ère séance de l'assemblée nationale, le deuil
a été estompé par les invectives politiciennes, la cohésion
nationale a volé en éclats, la dignité même a été éphémère
pour certains.
L'appel
à l'union sacrée du 1er
ministre a été balayée... la politique politicienne a repris ses
droits avec un point de mire l'élection présidentielle.
Les
129 morts martyrs n'auront pas suffi à redresser les esprits malgré
le carnage et une violence absolue. Depuis 40 ans ces mêmes
politiques de droite ou de gauche ont laissé se développer les
conditions favorables à la situation catastrophique d'aujourd'hui,
la déconstruction de l'état de droit en est le résultat.
L'Europe
est en naufrage, la démocratie est en danger, notre liberté
malmenée, notre civilisation même est atteinte, et notre
gouvernement s'insulte sous le dôme de la république.
Si
on y ajoute les polémiques existentielles entre les administrations
du pays : la police et la justice par exemple, on est en
inquiétude de craindre le pire pour la suite.
Pendant
ce temps l'ennemi, (car on est en guerre) … les extrémistes de
Daesch s'organisent et se font exploser, et les forces déployées ne
les impressionnent plus.
Notre
culture, notre histoire, notre condition sociale et nos libertés
sont en danger…
Où
est la raison d’état ?
Le
citoyen républicain se le demande !
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