samedi 23 octobre 2010

Députés au bassinet …

…un bassinet d’eau tiède évidemment … mais leur régime très spécial dont ils profitent depuis l’instauration de leur caisse en 1904, sera revu et corrigé avant d’être validé par l’assemblée le 27 octobre prochain.
Les députés devront aligner l’âge de départ à la retraite à 62 ans, ils verront leur taux de pension baisser de 8% et la double cotisation que leur offraient des « bourses en or » devrait être supprimée ! La baisse de 8% sera appliquée dès le 1er janvier 2011, la moyenne de leur retraite est actuellement de 2700 net par mois , en 2012 le montant maximal sera plafonné à 75% du revenu d’activité mais aussi à 90% s’ils optent pour la cotisation complémentaire.
Enfin le cumul des retraites serait supprimé (à surveiller, 80% des parlementaires sont des cumulards) et le versement de la retraite parlementaire suspendu durant son mandat ministériel si un député devient ministre. Il faut dire qu’après avoir rejeté le 3 septembre dernier, l’amendement 249 proposé par 4 députés verts, et qui plaidait pour un alignement pur et simple sur le régime général, nos députés se devaient de faire quelque chose pour l’exemple. En final ils s’en tirent très bien…
La soupe a été bien préparée par le bon M° ACCOYER pour qu’elle fasse l’objet d’un « large consensus » a-t-il dit, lors de sa discussion le 27 octobre prochain à l’assemblée.
Attendons la conclusion définitive mais sans vouloir faire de passéisme, seulement de l’information, voyons les sources du régime actuel très spécial de nos chers députés. Ce système leur permet d’atteindre 37.5 annuités en 20 ans de mandat, ce qui offre aux dits députés de toucher après 5 ans de mandat la même retraite que le salarié du privé qui a travaillé 40 ans !
Un rendement de 1 à 6 sans comparaison avec le régime général qui va de 1 à 1, 5. En clair après un mandat de 5 ans ils engrangent 1548 € par mois, 3096 pour 2 mandats, 4600 pour trois mandats. On comprend l’engouement de l’élu à être réélu, qu’il soit de droite ou de gauche !
Ce régime de faveur crée évidemment du déficit… Et par qui est financé cette juteuse retraite ? En partie par les cotisations des élus qui ne couvrent que 43% des dépenses, la différence par une subvention d’Etat, donc par le contribuable toujours cochon payeur.
En 2006 la part payée par l’Etat était de 38 millions d’euros. La réforme de 8% ne comblera sûrement pas le déficit, elle a surtout valeur d’exemple à l’heure ou la rue manifeste, mais comme dirait Monsieur de la Fontaine « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » !
Vous pouvez écouter cette chronique sur: wwww.yvonchaloyard.com

Aucun commentaire: